Maladie d’Alzheimer : adopter une attitude positive

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Article rédigé par Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer, Lundi 6 novembre - mis à jour le Lundi 13 novembre Consulter son profil complet

Penser, agir et regarder son proche atteint d’une maladie d’Alzheimer de façon positive réduit l’angoisse de tous, apaise les relations et allège le quotidien, pour mieux vivre ensemble pleinement le présent. Mais comment faire ?

 Les troubles de la mémoire et du comportement des malades Alzheimer sont une réalité avec laquelle il faut bien composer. Pour autant, ils ne résument pas la maladie, ni la personne malade.

Ne la voir qu’au travers de ses oublis, ses erreurs et ses capacités perdues, les lui faire remarquer voire les lui reprocher, génère chez elle en retour des sentiments négatifs(anxiété, tristesse, colère…) qui majorent encore ses troubles.

C’est un véritable cercle vicieux, où le poids du quotidien s’alourdit au fil de l’avancée de la maladie et ne tarde pas à être vécu comme un véritable fardeau.

Adopter une attitude positive a l’effet inverse. Elle consiste à ne pas juger la personne malade et à la respecter en tant qu’adulte, sans jamais l’infantiliser. 
Elle consiste également à l’encourager, à éviter de la mettre en situation d’échec, à valoriser ses réussites et à se concentrer sur ses capacités préservées.

Ainsi, la maladie d’Alzheimer n’efface pas la possibilité de ressentir de la joie. Elle développe même la spontanéité, la faculté de s’étonner et la capacité à savourer l’instant présent de façon intense.

Aussi, il est possible de désamorcer (positivement) une situation de tension provoquée par une question très répétitive, un rangement inadéquat ou une attitude de refus de la personne malade, en faisant diversion c’est-à-dire en affichant un grand sourire et en lui proposant un sujet d’échange ou une activité qui lui fait et vous fait plaisir.

Des recours très utiles

Pour parvenir à adopter et garder une attitude positive, il faut accepter la maladie d’Alzheimer.

Il faut aussi comprendre comment fonctionne et ce que ressent une personne qui en est atteinte. Les groupes de paroles pour aidants familiaux favorise cette compréhension. Ils sont organisés par différentes structures (associations, centres d'information ou de coordination gérontologique, centres communaux d’action sociale…). Animés par un professionnel, ils permettent de s’informer sur la maladie, d’exprimer ses difficultés et d’échanger avec d’autres aidants afin de trouver des stratégies efficaces pour mieux accompagner son proche.

Autre espace de partage et d’information, le « café mémoire » ou le « bistrot mémoire ». Organisé dans un lieu public ouvert à tous, comme un café, et animé par un psychologue, il accueille les aidants et les personnes aidées pour une discussion libre ou sur un thème précis.

Il existe également des formations spécifiques pour les aidants comme celle, gratuite, de l’Association France Alzheimer.

Certaines structures proposent enfin aux personnes malades et à leurs proches des activités et des sorties conviviales. Une façon de vivre des moments partagés très positifs !

Sources : Informations sociales, Fondation Médéric Alzheimer 

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