Quel dépistage demain pour la maladie d’Alzheimer ?

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Article rédigé par Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer, Lundi 23 avril Consulter son profil complet

Poser le diagnostic de façon rapide, simple et sûre avant même l’apparition des premiers symptômes… les médecins en rêvent ! Pour exaucer leur vœu, les chercheurs explorent différentes pistes.

Le diagnostic de certitude de la maladie d’Alzheimer peut dès aujourd’hui s’appuyer sur un prélèvement de liquide céphalo-rachidien (LCR) par ponction lombaire. L’analyse de ce liquide met en évidence ce que l’on appelle des « biomarqueurs » (ou marqueurs biologiques) qui témoignent de l’existence de la maladie, en l’occurrence une augmentation de la protéine Tau et une diminution de la protéine β-amyloïde.

Une simple prise de sang

Pour rendre le diagnostic plus facile et moins « invasif » qu’une ponction lombaire, des équipes de recherche s’attachent à identifier des biomarqueurs dans d’autres liquides biologiques, comme les urines ou encore le sang.

Le taux de nombreuses molécules a déjà été évalué, avec plus ou moins de succès, dans le sang des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, à commencer par les protéines β-amyloïde et Tau, mais aussi la calmoduline, la phospholipase A2 ou encore la β-sécrétase 1, une enzyme identifiée l’an passé comme un candidat biomarqueur prometteur par des chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (Paris).

En 2015, une autre équipe de ce même Institut avait démontré que les cellules du sang présentent des modifications morphologiques particulières en cas de maladie d’Alzheimer.

De l’œil au nez

Une méthode de dépistage très différente consiste à traquer la maladie au fond des yeux, et plus précisément à l’intérieur de la rétine. Cette fine membrane présenterait en effet les mêmes lésions que le cerveau en cas de maladie d’Alzheimer, et ce dès son stade précoce. Les anomalies rétiniennes sont détectées grâce à un examen indolore, la tomographie en cohérence optique (OCT), qui produit en quelques minutes des images en coupes des différentes couches de la rétine.

D’autres équipes de recherche tentent de mettre au point un test diagnostique grâce à un simple frottis de l’intérieur des joues. Les cellules récoltées seraient en effet un peu différentes en cas de maladie d’Alzheimer, notamment au regard de leur contenu en protéines Tau et β-amyloïde encore une fois.

L’électroencéphalogramme, qui consiste à mesurer l’activité électrique du cerveau grâce à des capteurs placés sur le cuir chevelu, constitue une autre voie de recherche.

L’évaluation de l’odorat aussi ! Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer présenteraient en effet, de façon très précoce, une baisse des capacités olfactives. Plusieurs études ont évalué l’intérêt de tests de reconnaissance des odeurs comme moyen de dépistage.

Des outils en devenir

Tous ces travaux verront leur intérêt décuplé lorsque sera (enfin) disponible un traitement capable de ralentir ou de stopper l’évolution de la maladie. Pouvoir poser le diagnostic tôt permettra alors de traiter tôt et d’empêcher l’apparition des symptômes de la maladie.

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Mots clés : Maladie d'Alzheimer
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