Protéger un proche sans limiter sa liberté

Accompagner un proche âgé ou en perte d’autonomie implique souvent de trouver un équilibre délicat entre sa sécurité et sa liberté. Peut-on accepter qu’il prenne certains risques pour préserver son autonomie et sa qualité de vie ? Jusqu’où faut-il le protéger ? Dès qu’on est au monde, marcher, découvrir, grandir, vieillir font prendre des risques. Prendre un risque, c’est s’exposer à un dommage, un accident qui a une chance plus ou moins grande de se produire dans un contexte précis. Ne prendre aucun risque est tout simplement impossible : cela efface le principe même du mouvement de la vie et de la liberté des personnes. Mais on peut mesurer le risque et décider de le prendre, en sachant que le risque zéro n’existe pas. Pour l’aidant, une lourde responsabilité À domicile ou en institution, c’est souvent l’aidant qui mesure le risque pour son proche, qui n’en a parfois pas conscience…
Accompagner un proche âgé ou en perte d’autonomie implique souvent de trouver un équilibre délicat entre sa sécurité et sa liberté. Peut-on accepter qu’il prenne certains risques pour préserver son autonomie et sa qualité de vie ? Jusqu’où faut-il le protéger ? Dès qu’on est au monde, marcher, découvrir, grandir,…

Répercussions émotionnelles du rôle de l’aidant : urgence !

L’exercice de l’aidance requiert, entre autres, dévouement, patience et courage. S’il apporte beaucoup humainement, il n’est pas exempt de difficultés. Il est bien connu qu’elles peuvent perturber l’équilibre physique, psychique et social de l’aidant.  La proximité et la présence quotidienne auprès d’un proche peuvent avoir des conséquences émotionnelles moins connues, mais tout aussi délétères voire très graves. Ces troubles sont fréquents chez les acteurs de la relation d’aide (soignants, psychologues des traumatismes…) et le binôme aidant/aidé n’y échappe pas.  Émotion : état affectif qui se met en mouvement autour de soi, en soi, entre soi. Joie, colère, stupéfaction, peine, peur, sérénité en sont des exemples et peuvent se décliner et se manifester en diverses intensités.  La contagion émotionnelle est le transfert des émotions d’une personne vers une autre. L’aidé est la personne émettrice d’émotions, l’aidant, la personne réceptrice qui les « attrape » comme une maladie contagieuse. Malheureusement, colère, désespoir, angoisses, peurs sont plus…
L’exercice de l’aidance requiert, entre autres, dévouement, patience et courage. S’il apporte beaucoup humainement, il n’est pas exempt de difficultés. Il est bien connu qu’elles peuvent perturber l’équilibre physique, psychique et social de l’aidant.  La proximité et la présence quotidienne auprès d’un proche peuvent avoir des conséquences émotionnelles moins connues,…