Le rôle de la culpabilité dans la relation d’aide
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Le rôle de la culpabilité dans la relation d’aide

En dépit de leur présence auprès de leurs proches, les aidants sont souvent amenés à éprouver de la culpabilité. Quelle est donc la fonction de ce sentiment désagréable ? Quel rôle joue-t-il dans la relation d’aide ? Et si, contre toute attente, la culpabilité était une émotion socialement utile ? Voici quelques pistes de réponses.  Chaque histoire d’aidant est singulière et pourtant dans chacune l’aidant est traversé à un moment ou à un autre par de la culpabilité. Culpabilité de ne pas être assez présent, de ne pas en faire assez, de parfois s’agacer, d’être fatigué… et parfois même culpabilité de culpabiliser ( ! ) alors que c’est l’autre qui va le moins bien.    D'où vient la culpabilité ?   La culpabilité est une émotion auto-consciente (c’est à dire une émotion qui permet d’évaluer notre propre comportement) et qui est déclenchée par la transgression d’une norme morale qui implique autrui.  La ressentir a alors une fonction…
En dépit de leur présence auprès de leurs proches, les aidants sont souvent amenés à éprouver de la culpabilité. Quelle est donc la fonction de ce sentiment désagréable ? Quel rôle joue-t-il dans la relation d’aide ? Et si, contre toute attente, la culpabilité était une émotion socialement utile ?…

La question de la culpabilité…

Souvent, les aidants évoquent un sentiment de culpabilité lorsqu'ils sont amenés à prendre du temps pour eux, à faire appel à un service d'aide professionnelle ou encore au moment de l'entrée en établissement d'accueil de leur proche, ou tout simplement lors d'un recours à un accueil de jour.  Etre coupable, lorsque l'on regarde le dictionnaire, renvoie à la faute et plus généralement à la responsabilité. Etre coupable, c'est donc recevoir un jugement, pouvant émaner de soi-même, de son entourage ou encore de la société. Etre coupable, c'est aussi que l'on porte la faute  de ne pas faire ce qu'il faut pour l'autre.  Parfois, aider beaucoup sans penser à soi amène les aidants à faire face à une sorte de sentiment d'échec. Comme s'ils n'étaient pas en capacité de parvenir à s'occuper « correctement » de leur proche. N'est-il pas paradoxal que le prendre soin de soi soit vécu comme une erreur, que le fait de vouloir le bien d'autrui…
Souvent, les aidants évoquent un sentiment de culpabilité lorsqu'ils sont amenés à prendre du temps pour eux, à faire appel à un service d'aide professionnelle ou encore au moment de l'entrée en établissement d'accueil de leur proche, ou tout simplement lors d'un recours à un accueil de jour.  Etre coupable, lorsque…