Les droits des proches aidants, parlons-en !

L’annonce de la stratégie de mobilisation et de soutien des proches aidants 2020-2022 a remis sous les feux des projecteurs la question de leurs droits. Une question essentielle mais à regarder de près pour ne pas s’y tromper ! Droits des aidants et droits des personnes malades, en situation de handicap et de dépendance La mise en œuvre de droits pour les proches aidants (droit au répit, droit à des congés spécifiques, droit à indemnisation pour l’aide apportée, etc.) peut être envisagée comme une reconnaissance de leur contribution à notre société. A condition néanmoins que les droits des personnes accompagnées soient et restent effectifs, le premier d’entre eux étant d’avoir accès à l’aide et aux soins professionnels requis par leur situation de santé. Sans ce préalable, le développement de droits pour les proches aidants a des accents d’assignation et d’instrumentalisation, sous couvert de soutien. Deux droits fondamentaux Du point de vue…
L’annonce de la stratégie de mobilisation et de soutien des proches aidants 2020-2022 a remis sous les feux des projecteurs la question de leurs droits. Une question essentielle mais à regarder de près pour ne pas s’y tromper ! Droits des aidants et droits des personnes malades, en situation de…

La place des aidants dans la fin de vie de leur proche

La loi votée en 2016 a permis de renforcer les droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, de clarifier les conditions d’arrêt des traitements et de prévoir un système dont le maître mot est « anticiper ». La décision de la personne malade s’impose aux médecins à condition qu’elle soit exprimée. Celle de faire entrer le malade en soins palliatifs est une décision collégiale qui relève exclusivement de la responsabilité médicale. Comment est-elle prononcée, s’agissant d’un acte juridique qui doit respecter la loi exprimée dans le code de la santé publique ? Que prévoit la loi sur la fin de vie ? Toute personne a le droit de refuser d’entreprendre des traitements même s’ils doivent abréger sa vie. Dans ce cas, elle peut même refuser les examens médicaux, refuser d’entendre le diagnostic et les actes de prévention. Le médecin doit l’informer des conséquences de son refus et lui proposer d’obtenir un…
La loi votée en 2016 a permis de renforcer les droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, de clarifier les conditions d’arrêt des traitements et de prévoir un système dont le maître mot est « anticiper ». La décision de la personne malade s’impose aux médecins…