Quand nos parents vieillissent
Senior woman looking out kitchen window

Quand nos parents vieillissent

La société évolue et contraint parfois lourdement la tâche de l’aidant dans son soutien à ses parents devenus dépendants. Certains font le choix de les prendre à leur domicile mais pour que cette initiative ne se solde par à un échec, une importante réflexion est nécessaire et certaines conditions doivent être réunies.  Autrefois, et surtout dans les campagnes, plusieurs générations vivaient sous le même toit : les époux avec leurs enfants, mais aussi les grands parents et parfois même les arrière-grands-parents. Cette famille élargie fournissait protection et sécurité à ses membres.  Cependant, ce mode de vie existait au prix de certaines contraintes : les mariages étaient arrangés et le divorce était vu comme un péché dans le cadre d’une société patriarcale très rigide. Bien souvent, on vivait et mourait près de là où on était né.  A l’opposé de notre monde actuel, où les repères moraux favorisent l’individualisme, la famille élargie,…
La société évolue et contraint parfois lourdement la tâche de l’aidant dans son soutien à ses parents devenus dépendants. Certains font le choix de les prendre à leur domicile mais pour que cette initiative ne se solde par à un échec, une importante réflexion est nécessaire et certaines conditions doivent…

La question de la culpabilité…

Souvent, les aidants évoquent un sentiment de culpabilité lorsqu'ils sont amenés à prendre du temps pour eux, à faire appel à un service d'aide professionnelle ou encore au moment de l'entrée en établissement d'accueil de leur proche, ou tout simplement lors d'un recours à un accueil de jour.  Etre coupable, lorsque l'on regarde le dictionnaire, renvoie à la faute et plus généralement à la responsabilité. Etre coupable, c'est donc recevoir un jugement, pouvant émaner de soi-même, de son entourage ou encore de la société. Etre coupable, c'est aussi que l'on porte la faute  de ne pas faire ce qu'il faut pour l'autre.  Parfois, aider beaucoup sans penser à soi amène les aidants à faire face à une sorte de sentiment d'échec. Comme s'ils n'étaient pas en capacité de parvenir à s'occuper « correctement » de leur proche. N'est-il pas paradoxal que le prendre soin de soi soit vécu comme une erreur, que le fait de vouloir le bien d'autrui…
Souvent, les aidants évoquent un sentiment de culpabilité lorsqu'ils sont amenés à prendre du temps pour eux, à faire appel à un service d'aide professionnelle ou encore au moment de l'entrée en établissement d'accueil de leur proche, ou tout simplement lors d'un recours à un accueil de jour.  Etre coupable, lorsque…