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21 octobre 2014

la dépression quand on est aidant  

Mon père est atteint de la maladie d'Alzheimer et du corps de Levy depuis plus de quatre ans. Pour l'aider, comme j'étais invalide, je suis revenue vivre auprès de lui. Tout me semblait plus ou moins facile au début, mais depuis un an j'ai l'impression d'être au bord d'un gouffre, d'être morte "socialement".... la solitude et la fatigue sont mes pires fardeaux. Depuis dix jours, mon père est en institution protégée. Ma tête avait dit oui car mon père se mettait en danger chez nous, mais pas mon coeur. Résultat, j'ai du mal à me reposer, à lâcher prise.... Mon père va bien, il me semble même beaucoup plus calme. Mais moi, je vais consulter un psy, me faire aider, j'ai vraiment envie de vivre mais je n'y arrive pas....

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Réponses
9 messages de membres 2 messages d'experts
Laure Castel

Laure Castel

21 octobre 2014

la dépression quand on est aidant  

Bonjour mimosa,

Merci beaucoup pour votre témoignage qui fait écho à notre dernier article publié à ce sujet ([url= http://www.aidonslesnotres.fr/s-organiser-quand-on-est-aidant/article?urlTitle=detecter-la-depression-quand-on-est-aidant]Détecter la dépression quand on est aidant[/url]). Nous invitons tous les membres de cette communauté à venir faire part de leur témoignage également et nous restons à votre entière disposition pour vous écouter et vous soutenir.
J'en profite également pour rappeler l'existence de la structure [url= http://www.aidonslesnotres.fr/s-organiser-quand-on-est-aidant/article?urlTitle=allo-alzheimer-un-soutien-pour-les-aidants]Allo Alzheimer[/url] qui propose une écoute bienveillante par téléphone aux proches des personnes malades de 20h à 22h.
A très bientôt et bon courage

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Benoite

Benoite

25 octobre 2014

la dépression quand on est aidant  

Bonjour,
c'est important de vous faire aider, de prendre soin de vous. Si vous n'êtes pas bien, vous ne pourrez pas aider votre père. Il y a surement aussi un nouveau rythme à trouver pour vous
Bon courage à vous

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30 octobre 2014

la dépression quand on est aidant  

oui je me sens concernée par cette discussion je ne sais pas si je fais de la dépréssion car j'ai une crise de larmes tous les matins au réveil je suis aidante de mon époux atteind de cette maladie et ne peux ni ne veux m'en séparer il parait que je dois ètre forte pour lui et c'est ce que je fais mais des fois je suis épuisée et puis je me reprend combien de temps,je ne sais pas ,je ne connais pas mes limites
merci à vous tous de me comprendre Marie

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Florence Leduc
Florence Leduc Ancienne Présidente de l'Association Française des Aidants 3 novembre 2014

la dépression quand on est aidant  

Mesdames,
Vos témoignages montrent qu’être aidant peut entraîner des situations empreintes de souffrances dans lesquelles nous arrivons le plus souvent de manière insidieuse. Quelque chose qui parait comme étant naturel et normal au départ (quoi de plus normal que d’être en présence à un parent, à un conjoint, à un ami qui connaît la maladie ?) mais qui, par toute l’implication engendrée (tant effective qu’affective), cela peut amener à des situations complexes, tantôt pour soi, lorsque l’on renonce petit à petit à sa vie sociale et qu’une « solitude à deux » s’installe, par exemple ; tantôt pour la relation à son proche, qui peut être altérée.
Etre aidant, ce sont aussi des choix. Des choix qui, au premier abord ne semblent pas nous incomber, doivent être le choix de notre proche (comme le lieu de vie par exemple). Et pourtant, même s’ils sont objectifs (par exemple quand Mimosa dit que son père était en danger à son domicile), ils ne nous semblent pas appropriés. Et pourtant, ô combien le sont-ils ! Ils ne sont en aucun cas le fruit d’une incapacité, d’une infidélité à ce que l’on aspire pour l’autre, de ce que l’on devrait faire : ces choix nous recentrent en tant qu’enfant, parent, conjoint dans un accompagnement bienveillant et singulier qui nous lie à l’autre et dans ce devoir de ne pas perdre la santé ! Etre fort pour l’autre, certes, mais dans quelque chose de juste et de tolérable.
En tout état de cause, ces difficultés peuvent être accompagnées, en faisant le point sur la situation. Avec son proche d’abord, lorsque cela est possible, en exprimant ses difficultés. Mais aussi avec des professionnels ou en échangeant avec d’autres aidants.
N’hésitez pas à revenir vers nous si vous souhaitiez aborder votre situation de manière individuelle et soyez assurées de notre soutien.
Meilleures salutations.

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6 novembre 2014

la dépression quand on est aidant  

oh oui lachez prise & faites confiance, parlez; vous & votre proche serez mieux ;

comme me l 'a dit la psy de l EHPAD où j'ai placé ma mère atteinte de 4 pathologies ingérables à 90ans: sourde+ aveugle+ cardiaque en fin de vie+ dépressive+ Alzheimer:
-le proche qui se sentait diminué & avili, redevient 1 personne & respectée ;
- vous vous épuisez à votre insu pour 1 "logistique ingrate & cronophage"alors que vous avez mieux à faire, votre devoir étant de lui apporter l'extérieur, sentiments , empathie, décontraction etc...!
- déculpabilisez vous & essayez , vous sentirez comme ce poids s'allège !
- pourquoi pas du bénévolat dans l'accompagnement aux actiVités par exemple;
- habitudes modifiées = stimulent & améliorent 1 confort sans risques pour vous 2;
- si la situation s'empire c'est l'évolution de la santé de votre proche ; ma mère est entrée épuisée sur 1 brancard dans cet ehpad, & en 8 jours a remarché , remangé, retrouvé sa gaité & son humour, incroyable victoire sur ses maladies & pour le personnel ; alors elle a dit "je suis preste " & elle s'est éteinte , redevenue belle & sereine;
heureuse de ce que j'ai fait avec les professionnels, meme si le chagrin est immense; courage mimosa!

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Laure Castel

Laure Castel

6 novembre 2014

la dépression quand on est aidant  

Un grand merci kiki2013 pour votre témoignage et vos précieux conseils adressés aux membres!
A bientôt!

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13 novembre 2014

la dépression quand on est aidant  

c'est encore kiki2013 qui a oublié de donner 1 phrase qui m'a "reboostée":
la psy de l 'ehpad m'a dit :
" je vous interdis de culpabliser & vous justifier car nous ne jugeons pas, nous prenons des décisions & travaillons avec vous; pour tout cela nous avons besoin de vous, sortez moi des trésors d'idées & d'infos, venez quand vous en sentez le besoin, participez, tel est votre role indispensable & valorisant dorénavant;"

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4 décembre 2014

la dépression quand on est aidant  

bonjour a tous les aidants
ma femme alzheimer est placè depuis 14 mois dans un cantou je suis perdu sans elle la maison est vide sans ame je lui rend visite tous les jours
vu sa tristesse je rentre tous les soirs annèanti quel avenir avons nous apres
55 ans de vie ensemble les projets que nous avions sont morts et moi avec
salutations a tous

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28 avril 2016

la dépression quand on est aidant  

Bonjour,
Ma mère est âgée de 87 ans et a des difficultés pour se déplacer, diabétique, et a un suivi à domicile par une infirmière. Ma soeur vit avec elle, mais celle-ci est suivie par le CMP de la ville (car elle est fragile psychologiquement). C'est elle qui assure le rôle de l'aidant car ne travaillant pas et est sous tutelle.
Je souhaite connaître la démarche, afin qu'elle soit déclarée comme aidant à domicile pour qu'elle perçoive un salaire. Si vous êtes dans ce cas, merci d'avance pour vos conseils et suggestions.
Christiane

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Annie Ludinard
Annie Ludinard Coordinatrice aide aux aidants 2 mai 2016

la dépression quand on est aidant  

Bonjour Couni,
Pour répondre à votre question et pour que votre sœur perçoive un salaire, il existe deux solutions. Soit votre mère embauche directement votre sœur et la rémunère, soit par l’intermédiaire de l’APA, votre mère exprime le souhait d’être aidée par votre sœur, qui devient alors une aidante en emploi direct. Elle est déclarée aux Urssaf, bénéficie d’une fiche de paie et de tous les éléments liés à un contrat de travail. Une partie importante du salaire est prise en charge dans le cadre de l’APA, il restera un reste à charge plus ou moins important en fonction des revenus de votre mère.
Cependant si votre sœur est sous tutelle, il faudra au préalable obtenir l’accord du tuteur. Et bien entendu s’interroger sur cette responsabilité pour votre sœur, si cela n’était pas encore déjà fait.
Annie Ludinard

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28 mai 2017

la dépression quand on est aidant  

bonjour,
Ma mère a 91 ans, veuve depuis 12 ans,a toute sa vie été négative et a amplifié les difficultés, masochiste, hypocondriaque. Elle mange très peu, maigrit, refuse le port de repas à domicile, accepte très peu d'heures (3 par semaine) d'aide APA, fait sa cuisine au garage...Elle est dépressive mais refuse même l'idée de l'être, disant qu'elle n'a le goût à rien, qu'elle ne veut plus vivre. Aucune discussion n'est possible avec moi, elle est sourde et quand elle comprend elle détourne la conversation...Tout ce qui pourrait alléger sa vie, elle le refuse : sorties, promenades, visites à des amis et ne pense qu'aux décès dans le village et aux maladies. Les gens ne sont intéressants que s'ils sont malades...Je dois lui tél tous les jours (nous habitons à 90 km de distance) sinon elle me fait des réflexions, s'est inquiétée...et elle en profite pour déverser tout son venin accumulé dans la journée et se plaindre, raconter son malheur actuel et depuis son enfance ! j'essaye d'axer la conversation sur des points positifs mais c'est usant pour moi (je suis fille unique, divorcée, et mes enfants sont très loin,donc très seule) et souvent je ne peux pas dormir tellement elle m'a énervée. J'ai souvent envie de m'en aller très loin pour ne plus la voir et qu'elle me laisse en paix.
J'ai mis en place l'aide à la personne à domicile (j'ai dû changer 4 fois d'association en 1 an car ça n'allait jamais) pour 3 h, elle a refusé 6h, l'assistante sociale la reçoit de temps en temps, elle aurait besoin d'aide psychologique mais dit qu'elle est très équilibrée et refuse de payer une consultation de psychologie car non remboursée, elle refuse bien sûr d'aller en maison de retraite bien qu'elle soit de plus en plus fatiguée et diminuée, et de moins en moins autonome. Le médecin est conscient de son état de santé mais lui prescrit uniquement les médicaments vitaux : anti coagulants, bêtabloquants.
C'est dramatique de la voir souffrir autant et de me sentir inutile à l'aider...
Vous êtes sûrement nombreux à affronter ce type de problèmes.
Essayons de garder une vue positive sur le grand âge malgré tout...
Bien cordialement à tous.

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serafine

serafine

5 juillet 2018

la dépression quand on est aidant  

Bonjour, mon mari est en situation de grand handicap depuis un peu plus de 20 ans.
Il a fait un AVC majeur à 52 ans, j'en avais 51. C'était un gros caillot dans le tronc de l'artère Sylvienne droite, à l'époque on ne pouvait pas opérer cela.
Il y a eu après la rééducation toute une période où il avait retrouvé suffisamment d'autonomie pour m'aider à la maison, et s'occuper d'une association. je travaillais beaucoup. Cela allait, nous avions déménagé pour un logement adapté, j'avais beaucoup plus de trajet pour aller à mon travail. J'étais orthoptiste et je devais faire 50 heures par semaine pour m'en sortir.
Du coté de mon mari les complications ont commencés, de mon côté arrivée à 62 ans, j'ai fait une sorte de "burn out", ma tension est montée alors qu'avant j'étais équilibrée, pas de mi-temps thérapeutique à l'époque pour les profession libérale, alors comme je n'en pouvais plus j'ai pris ma retraite en rachetant des annuités. Nous sommes partis vivre à la campagne dans la maison de famille, de plein pied, avec une grande chambre au rez de chaussée.
D'autres complications sont venues, de plus en plus graves. J'ai fait aménager une salle de bain à l'italienne, il est repassé au fauteuil avec un périmètre de marche acceptable, il continuait à pouvoir conduire notre voiture, avec changement de vitesse automatique et télécommande sur le volant.
Mais de complications en complications sont état se dégradait. Il devenait malheureux et un peu agressif envers moi.
Finalement je suis tombée dans une grande dépression je ne supportais plus la situation et sa perte d'autonomie qui le rendais malheureux m'angoissait.
Cette dépression a commencé il y a 5ans.
J'ai eu du mal à m'en sortir, je me suis fait aidée en psychothérapie.
J'ai appris à me préserver, à accepter les aides à domicile auxquelles mon mari a droit.
J'assume tout de même pas mal de choses, lever coucher avec vidange de la poche urinaire qu'il a maintenant.
Je continue à m'occuper de moi, je vois une psychiatre-psychothérapeute une fois par mois, j'ai des médicaments pour l'angoisse et la dépression à des doses très raisonnables, je me fais faire des massages sensitifs régulièrement, et je fait de la gymnastique.
J'ai 72 ans et j'ai repris gout à la vie, malgré la solitude, car les autres supportent mal ce genre de situation, ils se croient autorisés à juger. Alors j'ai dis au revoir à ceux qui se permettais de me juger.
Je vais bien, je vis au jour le jour, de toute façon on ne peut pas prévoir.
Nous les aidants devons prendre soin de nous pour nous c'est à cette condition que nous survivrons et pourront continuer à aider.

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veroloulous

veroloulous

1 octobre 2019

la dépression quand on est aidant  

depressive depuis la naissance de ma fille anais il y a bientot 18 ans ,je voulais simplement ajouterque cette maladie envahissante au quotidien ne prendra pas le dessus car j ai decide d etre plus forte qu elle!!!
bon courage a tous et a bientot
veroloulous

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