julien74

julien74

9 septembre 2020

Gérer la spacité au quotidien pour les aidants.  

Gérer la spasticité au quotidien pour les aidants. Ces rétractions ou raideurs sont nommées ainsi par les médecins, je crois.

Elles affectent principalement les membres du côté touché par l'AVC chez ma proche.

Un jour une articulation peut être bloquée, le relâchement étant impossible, les soins deviennent plus difficiles voire risqués, le lendemain ça passe mieux.

Je serais intéressé par des conseils médicaux ou des échanges à ce sujet ( comme d'habitude, je n'arrive pas à le classer: vie à domicile , santé de mon proche ?...

Au plaisir de vous lire.

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Réponses
1 message de membre 1 message d'expert
Guillaume Besse
Guillaume Besse Médecin généraliste 10 septembre 2020

Gérer la spacité au quotidien pour les aidants.  

Bonjour Monsieur,

La spasticité est une augmentation de tonus musculaire du côté du corps handicapé par l’AVC. Même si son intensité varie souvent, elle va générer un enraidissement des mouvements (surtout fins) pouvant devenir douloureux et une moindre mobilisation des articulations; elle aboutit à une rétraction musculaire limitant nettement les amplitudes des articulations et, dans les cas sévères, rendant cette fois-ci irréductibles les déformations installées.

Si l’on prend l’exemple du membre supérieur, il faut donc éviter une flexion irréductible des doigts voire du poignet et du coude, de même qu’empêcher un allongement des muscles étendant les doigts et relevant le poignet.

Dès les moindres signes, il faut donc alerter le médecin traitant qui, aidé, s’il le juge utile, d’un médecin compétent en médecine physique et réadaptation, posera le diagnostic (notamment par des échelles d’évaluation) et traitera de manière personnalisée car cette spasticité ne touche pas les membres de la même manière…

Si l’on reste sur l’exemple du membre supérieur, une réflexion portera d’abord sur les missions du kinésithérapeute journalier à domicile (notamment sa mobilisation prudente et progressive des doigts concernés) mais aussi sur le passage, à court terme ou non, d’injections indolores de toxine botulinique dans les muscles atteints ( atténuation rapide de la spasticité), à répéter plusieurs fois par an, le tout avec ou sans orthèse.

Si nécessaire, la chirurgie localisée pourra réellement soulager, notamment du point de vue fonctionnel ( par exemple, interventions musculaires ou tendineuses voire même fixation définitive dans une position plus acceptable d’une articulation trop gênante).

J’espère vous avoir un peu répondu.

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julien74

julien74

13 septembre 2020

Gérer la spacité au quotidien pour les aidants.  

Bonjour Docteur, merci pour vos explications.

En mobilisant avec prudence, les douleurs restent heureusement très faibles et évitables.
Deux doigts sont fermés de façon irréversibles (j'arrive cependant à couper les ongles), les trois autres sont touchés mais permettent de tenir le triangle de la potence avec aide, ce qui est fort utile.
L'avant bras reste le plus gênant au quotidien car quand il se rétracte, la main est entrainée trop proche du menton. Je sais désormais qu'une prise en charge sera possible et espère qu'elle n'aura pas d'autres effets secondaires.
Très cordialement.

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