Bonjour,
Mon mari est malade Alzheimer, diagnostiqué il y a 10 ans. Il est encore autonome dans la vie quotidienne mais il est perdu dans l'espace et temps et son langage s'appauvrit vraiment. Il aime marcher, se baigner, être dehors, ramasser du bois, le fendre et allumer le poêle. Il est limité dans les jeux de société. il n'arrive plus à lire et à écrire. Par contre, il est sociable, jovial et souriant, content de voir du monde mais il siffle tout le temps. Après avoir mûri la décision pendant 2 ans, j'ai fait la démarche d'aller rencontrer une responsable d'accueil de jour. Je tombais bien il y avait une place. Je lui ai présenté mon mari en précisant qu'il sifflait. Elle n'a pas relevé. Elle m'a fait miroiter plein d'activités collectives et individuelles. Après une visite avec mon mari, il a été accepté une journée par semaine. Cela a duré 5 lundis où il était dans un groupe de 12 personnes tous malades Alzheimer. Le dernier lundi, Il a été vu par le neuropsychologue qui m'a appelé le lendemain pour me dire qu'il sifflait et que ça gênait certains. Les professionnels ont peur qu'il fasse une fausse route avec les chewing-gums que je lui donne à mâchouiller pour qu'il arrête de siffler. Pourtant ça marche très bien. Du coup, Il est exclu de l'accueil de jour, du jour au lendemain. je n'en reviens pas ! est-ce que cela arrive souvent les exclusions d'accueil de jour. Je savais que c'était en cas de violence mais mon mari est très gentil mais il siffle. Est-ce que d'autres personnes ont connaissance des exclusions d'accueil de jour et dans quel cas et quel recours a-t-on ? merci de m'aider à comprendre car dans les médias on entend dire qu'il faut aider les aidants, tout est fait pour accueillir les malades mais on ne parle jamais des échecs

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