Descente d’organes (prolapsus) : pas de honte à l’évoquer, des solutions simples à mettre en œuvre !

Descente d’organes (prolapsus) : pas de honte à l’évoquer, des solutions simples à mettre en œuvre !

Le prolapsus ou descente d’organes est un phénomène fréquent qui touche particulièrement les femmes en vieillissant (de 50% à 80%). De plus en plus connu, il reste encore un sujet tabou, vécu comme une honte. Pourtant des solutions simples à mettre en oeuvre sont possibles !

La descente d’un organe signifie que cet organe a glissé de sa position correcte et va en sortir partiellement ou totalement. La vessie, l’utérus, le rectum peuvent s’engager à travers la paroi vaginale affaiblie ou s’extérioriser par les orifices naturels.

Encore trop souvent tabou et vécu comme une honte, la sensation de leur corps qui s’affaisse que vivent les personnes qui en souffrent est dure à accepter, d’autant plus que les troubles concernent une zone dont on peine encore à parler et à montrer : le plancher pelvien, le périnée.

Les circonstances favorisant ce relâchement des tissus sont parfaitement identifiées et aisément compréhensibles :

  • Antécédents des accouchements : gros bébés, déchirures périnéales
  • Vieillissement des tissus : les ligaments qui suspendent les organes internes de la cavité pelvienne se distendent, les muscles du périnée sont moins solides.
  • Augmentation de la pression dans l’abdomen : constipation avec efforts de poussées pour déféquer, toux chronique, obésité, portage de charges lourdes.
  • Une nutrition moins riche en protéines (changement de goûts, moyens financiers réduits, problèmes de dentition).

La symptomatologie associée est variable :

  • Rarement des douleurs mais surtout une gêne périnéale (sensation de boule) ou une pesanteur anormale.
  • Des symptômes urinaires ou digestifs peuvent être également associés : difficultés à vider la vessie, incontinence urinaire ou incontinence anale, saignements ou infections à répétition. 

Vous, les proches aidants, êtes une population à risque :

  • Vous soulevez des charges lourdes (courses dont les lourdes bouteilles d’eau, vous relevez votre proche lors de glissade du fauteuil ou de chute)
  • Vous oubliez de prendre soin de vous pour vous consacrer à l’autre : ainsi le  résultat en est souvent un retard au diagnostic.

Qui consulter ?

Votre médecin traitant qui vous adressera à un urologue, un gynécologue ou un gastroentérologue. Une fois le diagnostic posé, vous aurez une prescription et l’embarras du choix pour les techniques proposées. Le traitement d’un prolapsus est pris en charge.  

Différentes prises en charge sont à choisir en fonction de la gravité du prolapsus, de l’état médical et cognitif des personnes qui en souffrent.

Prêter attention aux causes favorisantes et aggravantes est une prévention salutaire.  

  • N’attendez pas pour consulter si vous avez des doutes sur une descente de la vessie, du col de l’utérus, du rectum.
  • Utilisez un système de filtrage de l’eau du robinet, un appareil qui fait de l’eau gazeuse pour ne plus porter les bouteilles d’eau.
  • Assurez-vous que l’installation au fauteuil de votre proche lui corresponde (voir avec un ergothérapeute qui peut se rendre à votre domicile, prestation prise en charge).
  • Apprenez à installer votre proche tombé à terre en attendant de l’aide.
  • Veillez à limiter les risques de chute (tapis, chaussures adéquates, lunettes nettoyées, médicaments qui induisent des chutes -en faisant trop baisser la tension par exemple-) 
  • N’oubliez pas de manger, vous hydrater pour favoriser le transit intestinal ; mangez des protéines (viande, poissons, laitages, suppléments prescrits)

La rééducation périnéale renforce le périnée. C’est surtout l’électro stimulation locale qui est utilisée. Une sonde, introduite soit par voie vaginale (femme), soit par voie rectale (homme) est reliée à un boitier qui envoie des impulsions qui vont contracter la musculature déficiente. Des électrodes externes peuvent être utilisées. Cette rééducation peut être réalisée au cabinet d’un spécialiste mais le gros avantage est qu’elle peut être réalisée par le(a) patient(e) lui(elle)-même chez lui(elle).

Les dispositifs internes type pessaire tendent à être moins prescrits. Ce sont des anneaux, cubes souples et confortables à introduire par les orifices naturels du périnée (vaginal ou rectal). Ils comblent ou maintiennent. Ils sont déconseillés aux personnes avec des troubles cognitifs qui ne peuvent pas en assurer l’entretien d’hygiène et le vivent comme une chose qu’ils ne comprennent pas. 

La chirurgie qui va remonter et fixer l’organe concerné, doit rester exceptionnelle. Elle est souvent source de complications infectieuses, cardiaques, hémorragiques, de récidives et les anesthésies générales aggravent souvent les troubles cognitifs. Aussi, elle va s’adresser à des prolapsus sévères entrainant une énorme gêne,  eux-mêmes sources de complications locales ou bien à des personnes qui ont un état général et cognitif satisfaisant.

Si vous aidants ou la personne que vous accompagnez souffrez d’une « descente d’organes », vous ne devez pas vous vouer à une « fatalité du vieillissement », à « il n’y a rien à faire » ou pire « ça va s’arranger ». 

Vous pouvez restaurer une image positive grâce à des solutions accompagnées et efficaces à mettre en œuvre sans tarder. 

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