L’épilepsie chez la personne âgée
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L’épilepsie chez la personne âgée

Une crise épileptique n’implique pas forcément une perte de connaissance ou des convulsions. Dès la deuxième crise éventuelle, ressemblant souvent à la première, il faut traiter pour prévenir des chutes fracturaires. Même si, jusqu’à 80 ans, on a 97% de chance de ne pas avoir d’épilepsie, à quoi est-elle due ? Avec quelles conséquences ? Comment repérer une crise ? 

Qu’est-ce qu’une crise d’épilepsie ?

Soudainement, certains neurones hyperactifs provoquent des anomalies constituant une crise, parfois précédée d’autres troubles (nommés aura, par exemple perception d’odeur étrange, hallucinations). 

Elle reste souvent, chez la personne âgée, localisée à une zone cérébrale : la crise est « partielle », soit simple (la personne se souvient de tout) soit complexe. Elle peut diffuser à d’autres zones, elle devient alors « généralisée ». 

Elle est brève : moins de trente minutes s’il n’y a pas de perte de connaissance suivie de convulsions, sinon moins de 5 minutes. 

Chez la personne âgée, les crises généralisées sont trois fois moins fréquentes que les partielles complexes qui, quand elles ne s’accompagnent pas ensuite de perte de connaissance ou de convulsions, ne doivent être mises sur le compte de l’âge (face à des inattentions ou des lapsus répétés) ou d’une cataracte (face à la récidive d’illusions visuelles colorées). 

Les causes de l’épilepsie

Il n’y a aucune cause particulière dans presqu’un cas sur deux. Sinon, c’est d’abord à cause d’un AVC, inaperçu ou récent (surtout hémorragique) : les neurones touchés génèrent un départ de crise. Moins souvent, cela peut-être du à une maladie d’Alzheimer évoluée (les neurones détruits favorisent un départ de crise) ou une tumeur cérébrale (le cerveau l’entourant est irrité). Encore moins souvent, à cause d’un traumatisme crânien. 

Quels sont les facteurs favorisants l’épilepsie ?

Ce peut être une fièvre élevée, une addiction alcoolique (ivresse aigüe ou privation prolongée), un sevrage trop brutal de remèdes (certains somnifères), une prise excessive de certains antidépresseurs ou d’hypoglycémiants, un sommeil trop léger depuis peu. 

Si la personne âgée a un traitement antiépileptique, outre ce qui précède, l’oubli ou le refus de ce traitement favorisent les crises. 

Les conséquences néfastes de l’épilepsie chez la personne âgée

L’état de mal épileptique : la crise avec perte de connaissance dépasse cinq minutes ou, sans perte de connaissance, plus de trente minutes, le risque vital nécessite l’appel au 15 ou au 18. 

Mais les conséquences peuvent être aussi des chutes à répétition, fractures ou blessures par perte de connaissance (ou agitation dans certaines crises partielles), un accident de voiture, un isolement social (peur de faire une crise chez autrui), une dépression voire le décès (noyade, fugue hivernale,…). 

Repérer la crise d’épilepsie

C’est facile si on assiste à une crise généralisée (convulsions) et si l’on sait repérer une crise partielle simple : elle a des contractions ou picotements dans quelques doigts et remontant vers l’épaule, ou se plaint d’un plat qui brûle ou entend un orage ou voit des couleurs courir sur le mur ou a un goût de fraise dans la bouche… suivie ou non (la crise partielle devient complexe) d’une absence de réponse aux ordres ou questions associée à des troubles comportementaux ou confusionnels (elle sort, danse, ouvre puis ferme les tiroirs d’un meuble, devient colérique,…). 

Si on n’y assiste pas, penser à une crise terminée face à une chute non avouée (plaie du visage, membres, cuir chevelu, membre douloureux) ou de probables convulsions (morsure de la langue, plaie du cuir chevelu, linge trempé) mais surtout des inquiétudes (« j’ai cru entendre un orage hier » ou « j’espère que ma cataracte est encore opérable car j’ai vu des couleurs bizarres ») ou des troubles comportementaux relatés par l’aide à domicile ou un voisinage inquiet. 

Que faire face à une crise d’épilepsie ?

En premier lieu, il faut alerter le médecin traitant. 

  • S’il y a perte de connaissance avec convulsions (ou qu’on la retrouve inanimée au sol), simplement la caler en position latérale de sécurité, un vêtement ou un coussin sous la tête (protège le cuir chevelu si convulsions, soit en cours, soit récidivantes). Une fois la crise terminée, sans la faire boire, attendre son médecin traitant pour l’indispensable bilan (éventuellement hospitalier, surtout si c’est la seconde crise). 
  • Si la crise dure plus de 5 minutes ou récidive à très court terme, appeler le 15 ou le 18 (ou 112 avec un portable). 
  • Si la personne est déjà traitée, le médecin traitant pourra décider, selon les cas, une hospitalisation (exemple : crise prolongée ou brève mais inhabituelle ou fracture lors de la chute) ou une consultation neurologique pour réévaluer le traitement après recherche de facteurs favorisant la récidive (prise de sang, IRM, etc.). 
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