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Convaincre mon proche d’arrêter de conduire

Convaincre mon proche d’arrêter de conduire

Pour nos proches âgés, renoncer à conduire est une décision difficile à prendre d’autant plus qu’en France, aucun contrôle n’est obligatoire (contrairement à d’autres pays européens) et que l’on n’a pas toujours d’alternative selon que l’on habite en ville ou à la campagne. Renoncer à conduire, c’est accepter de changer ses habitudes, c’est renoncer à une certaine liberté, à son autonomie. Alors comment faire pour permettre à son proche de continuer à conduire en toute sécurité ou d’y renoncer ?.

Tu me demandes d’arrêter de conduire ! Jamais de la vie ! Ça fait plus de 60 ans que je conduis et j’ai jamais eu d’accident ! Je ne roule pas vite et je fais très attention. Et puis comment je ferais pour aller faire mes courses, aller à mes rendez-vous, partir en vacances ?
Combien de proches ont entendu ces arguments. La voiture est synonyme d’autonomie, d’indépendance et favorise le lien social, surtout à la campagne. Pourtant avec l’avancée en âge, nos capacités physiques et cognitives diminuent et le risque d’accident augmente. Alors comment faire pour convaincre son proche de diminuer voire d’arrêter de conduire ?

Adapter sa conduite, s’auto-evaluer

Même si en vieillissant, les capacités physiques et cognitives s’amenuisent (diminution des réflexes, de la vue, de l’audition…), cela n’oblige pas forcément à renoncer à conduire.
Beaucoup de seniors adaptent naturellement au fil du temps leur conduite : « je ne conduis plus la nuit » « j’évite de conduire quand il y trop de circulation ou qu’il pleut ».

Pour éviter à son proche âgé un arrêt brutal de la conduite, des solutions existent :

  • faire un bilan régulièrement avec son médecin de sa vue, son audition et ses réflexes
  • participer à un stage de remise à niveau. Ces stages sont proposés en école de conduite ou via sa commune, son assureur, sa mutuelle, sa caisse de retraite, les associations. Cela permet, en demi-journée ou en journée de s’auto-analyser sur ses connaissances du code de la route et ses capacités à conduire.
  • éviter de conduire la nuit, lorsqu’il pleut, qu’il neige ou lorsque la circulation est dense.
  • faire équiper son véhicule ou en changer pour un véhicule plus adapté (boite automatique, large surface vitrée…) et plus sûr.
  • faire appel à un service d’aide à domicile pour accompagner son proche faire des courses, demander des chèques SORTIR PLUS à la caisse de retraite complémentaire.

Aider son proche a arrêter de conduire

Lorsque le conjoint, un enfant, la famille, un ami… se rend compte que le proche a une conduite qui pourrait être dangereuse pour lui mais aussi pour les autres, le moment est peut être venu d’aborder la question de l’arrêt de la conduite.

On peut lui dire que l’on est inquiet, que c’est pour sa sécurité, que ce n’est pas une punition et que d’autres solutions existent. Lui faire part de ce qu’on a constaté : « tu as déboîté sans regarder ton retro alors qu’il y avait une véhicule engagé » ou encore « tu as du freiné trop tard et t’as failli rentrer dans le véhicule de devant ». Par ces constats, on pourra peut être l’aider à reconnaître ses difficultés.

Si malgré tout, la personne fait « de la résistance », le proche peut en parler avec le médecin traitant qui l’orientera et enfin, si vraiment l’arrêt de la conduire s’avère nécessaire, il pourra demander à la préfecture le retrait du permis de conduire, après examen par un médecin agréé de ses capacités à conduire.

Bien sûr, je parle là des personnes âgées dont l’état de santé n’est pas incompatible avec la conduite.

Dans certaines situations (prise de médicaments incompatibles avec la conduite, maladies neurodégénératives comme Alzheimer), l’arrêt de la conduire s’avère indispensable.

Pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la tâche sera d’autant plus difficile car ils ne sont pas toujours conscients de leur état et c’est pour eux un symbole d’indépendance, quel que chose qu’ils peuvent encore faire ! Pour la sécurité de son proche, il sera parfois nécessaire là aussi de lui faire retirer le permis. Certains conjoints ont même vendu le véhicule en expliquant qu’il était au garage pour réparation !

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