Où en est-on de la reconnaissance des aidants ?

Où en est-on de la reconnaissance des aidants ?

Chaque 6 octobre est célébrée la Journée Nationale des Aidants. Une occasion de faire le point sur la reconnaissance des proches aidants en France. 

Un premier pas vers la reconnaissance des aidants

Les médias grands publics se saisissent de plus en plus du sujet, permettant progressivement aux personnes concernées de s’identifier en tant qu’aidantes. Un point de départ nécessaire pour accéder aux aides et aux ressources disponibles.

Depuis la loi de décembre 2015 visant à l’adaptation de la société au vieillissement, on parle désormais de proches aidants et non plus d’aidants familiaux. Un nouveau pas pour affirmer que les aidants sont d’abord et avant tout des proches, qu’ils sont aidants mais pas seulement. Un pas aussi pour sortir de l’ombre ces nombreuses personnes qui accompagnent au quotidien un ami ou un voisin. Un pas enfin pour favoriser la reconnaissance des aidants.

De nouveaux droits ont été créés pour eux : le droit au répit, l’aide en cas d’hospitalisation, le congé de proche aidant, le don de RTT ou de jours de congés à un collègue aidant.

Puis, ont vu le jour de nouvelles structures pour accompagner les proches : les plateformes d’accompagnement et de répit, les dispositifs MAIA (méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie), les équipes spécialisées Alzheimer. Les acteurs, associatifs ou non, sont de plus en plus nombreux à accompagner les proches aidants. Et il y a aussi l’innovation, avec par exemple, le développement des réseaux sociaux ou de formations en ligne pour les aidants.

Pour finir, un point non négligeable : les entreprises se saisissent, elles aussi, de plus en plus du sujet. Elles veillent à favoriser la possibilité pour leurs salariés de concilier vie d’aidant et vie professionnelle.

Un autre pas à effectuer pour définir un véritable statut de l’aidant

Pour autant, le regard social porté sur les aidants reste lourd et moralisateur. L’idée qu’il est naturel d’aider un proche, que c’est une évidence ou un devoir a la dent dure. Ça, ce n’est pas de la reconnaissance ! Et pourtant, en fonction de la qualité des relations que l’on a avec les membres de son entourage, aider ne va pas toujours de soi. Être présent est une chose, faire des gestes intimes ou techniques en est une autre. Est-il naturel de faire la toilette d’un parent âgé ou d’un conjoint ? 
 

De plus, l’accès à l’aide et aux soins professionnels pour les personnes malades, en situation de handicap ou de perte d’autonomie n’est pas garanti. Par conséquence, ce sont les proches aidants qui pallient ces manquements. 

Un autre exemple : l’ambiguïté des politiques publiques perdure. La volonté « d’aider les aidants » est de plus en plus nette… mais la tentation de se reposer sur eux pour l’aide et les soins aux personnes malades ou en situation de dépendance l’est aussi ! 

Quelles actions pour aujourd’hui et demain ?

L’enjeu est de taille. Il est essentiel que les proches aidants, ensemble, prennent ou continuent à prendre la parole. Ils doivent faire valoir leurs choix et leurs demandes, faire connaître la réalité de ce qu’ils vivent et leurs compétences. Sans cela, la reconnaissance des proches aidants ne sera jamais pleine et entière. Elle sera toujours teintée de moralisation, d’instrumentalisation, d’assignation à résidence d’aider. Autrement dit, elle ne restera qu’un semblant de reconnaissance.

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