Bouger son corps pour préserver son cerveau

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Article rédigé par Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer, 8 août 2016 Consulter son profil complet

Marcher à son rythme ou courir le marathon, jardiner ou danser, toute activité physique a du bon pour protéger nos neurones des effets du vieillissement.

Même chez un humain en parfaite santé, l’avancée en âge s’accompagne d’une diminution progressive, et souvent modérée, des capacités dites « cognitives » comme la mémoire, le raisonnement ou la concentration. Ce déclin serait lié à une réduction de volume du cerveau (sa matière grise notamment) et à une baisse de certains neurotransmetteurs, comme la dopamine.

Un effet majeur

Ce phénomène naturel peut être contrecarré de façon efficace. A tout âge, bouger davantage aide à maintenir (voire améliore) les performances cérébrales. Une analyse poussée des études solides menées sur le sujet montre que l’exercice réduit de 35% le risque de déclin cognitif lié à l’âge. Il réduit également de 24% le risque de démence. Aucun médicament n’est capable de faire aussi bien !

Et l’activité physique ne se contente pas d’améliorer le fonctionnement du cerveau. Elle modifie également son anatomie. Les personnes actives ont un volume de matière grise plus important que les sédentaires. Une équipe américaine vient de le démontrer. En 2011, une autre étude avait déjà montré qu’un programme d’activité physique proposé à des personnes âgées de 60 à 74 ans entrainait, en un an seulement, une augmentation du volume de leur hippocampe. Cette structure cérébrale, qui s’atrophie de façon physiologique avec l’âge, est impliquée dans la mémoire.

Des hypothèses plurielles

Les chercheurs évoquent plusieurs mécanismes pour expliquer ces résultats. L’activité physique améliore la circulation du sang dans le cerveau, qui est mieux oxygéné et mieux nourri.

L’exercice entraine aussi une augmentation de la concentration d’une protéine (brain-derived neurotrophic factor, BDNF) essentielle à la croissance et à la survie de neurones.

Elle joue également un rôle crucial dans la « plasticité » du cerveau, c’est-à-dire sa capacité à se réorganiser pour mieux s’adapter aux changements de l’environnement, au fil des ans.

Sources : CME-Gériatrie Pratique, BEH, The Lancet, Neurobiology of Aging, Inserm

En pratique
Chaque jour au moins :
30 mn de randonnée, lavage de la voiture, passage de l’aspirateur, marche nordique, yoga, taï-chi-chuan, aquagym, vélo, golf, ski alpin.
Ou
20 mn de natation, jogging, marche avec des raquettes à neige, tennis, football, basket-ball, ski de fond, tennis de table.
Ou 
45 mn de bricolage, marche lente, jardinage, repassage, pétanque, danse de salon, bowling.

Source : PNNS 

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