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« J’urine difficilement » : comprendre puis conseiller la personne âgée à domicile

« J’urine difficilement » : comprendre puis conseiller la personne âgée à domicile

Cette plainte, surtout masculine, traduit une mauvaise vidange vésicale, à dissocier d’un problème lié à la prostate et à ne pas banaliser car la fonction rénale peut diminuer. Quelles sont les causes de cette difficulté à uriner ? Que craindre en l’absence de prise en charge ? Quelle prévention concrète adopter ?

Le trajet urinaire

Sortant des reins, les deux uretères guident les urines vers la vessie, délimitée par un muscle, le détrusor. La vessie se vide (c’est la miction), en moyenne de 350 ml, quand le détrusor se contracte (stimulation du système parasympathique) alors que, par inhibition du système sympathique, s’ouvre le sphincter et se relâche le col vésical, tous deux à la partie basse de la vessie. De là débute l’urètre qui, chez l’homme, traverse ensuite la prostate pour rejoindre la verge.  
Mal évacuer ses urines, c’est, par exemple, avoir un jet anormal qui tarde à arriver ou est faible ou s’éternise avec des gouttes involontaires, ou encore s’y prendre à deux fois ou pousser plus qu’avant… Ou ne plus pouvoir évacuer du tout. 

Pourquoi ?

La vessie peut se vider mal. Son sphincter se contracte au lieu de s’ouvrir (exemple : sclérose en plaques) ou le détrusor se contracte moins efficacement (exemples : diabète ou canal lombaire étroit évolué ou médicaments minimisant l’action parasympathique).

Il peut arriver également qu’un obstacle gêne le passage vers le col ou en aval. Chez la femme, un prolapsus (ou « descente d’organes ») peut plier ou comprimer l’urètre. Chez l’homme, la prostate peut comprimer l’urètre qui la traverse (par un adénome – 40% des hommes après 50 ans- ou un cancer ou une prostatite, récente ou ancienne). Dans les deux sexes, ce peut-être un col rendu moins perméable par un calcul ou une tumeur ou un caillot de sang, voire un uretère irrité par des urines infectées ou comprimé par un fécalome (surplus de selles dans le rectum). Dans certaines maladies de Parkinson, l’ouverture du sphincter est plus lente.

Les conséquences peuvent être graves.

Le risque redouté est l’arrêt brutal des mictions (par exemple car le col est bouché ou l’adénome prostatique, alors en poussée, a été négligé). La sévère douleur et le risque de dysfonctionnement rénal justifient l’hospitalisation en urgence.
Les urines stagnant plus favorisent des calculs vésicaux et infections urinaires à répétition, dont des prostatites pouvant s’abcéder voire devenir chroniques. Cela peut aussi favoriser une dilatation vésicale progressive puis une mauvaise contraction du détrusor aboutissant à une incontinence, souvent nocturne, et à un risque de retentissement rénal (reins distendus)
Pousser pour uriner peut favoriser une hernie inguinale.

Que faire ?

Il ne faut surtout pas minimiser cette difficulté et alerter son médecin traitant qui, en collaboration avec l’urologue voire le gynécologue, lancera le bilan initial recherchant la cause (examen clinique plus examen cytobactériologique des urines, prise de sang simple, échographie vésicorénale, voire IRM, débit-métrie, etc…) 

Quelques exemples de prévention concrète

Outre un suivi médical régulier, on peut diminuer le risque : 

  • D’infections urinaires : boire au moins un litre de liquide entre les repas (sans avoir soif), toilette intime journalière (que de l’avant vers l’arrière chez la femme), traitement de tout écoulement gynécologique. 
  • De fécalome par constipation sévère: boire, marcher au moins 40 minutes par jour, tous les jours, deux fruits par jour, pain complet, deux légumes par jour, éviter le riz. 
  • De diabète : avoir un poids idéal pour son âge et sa taille, marcher au moins 40 minutes par jour, boire, limiter les charcuteries, frites, jus de fruits du commerce, pâtes de fuits, gâteaux, madeleines,… 
  • De prolapsus : stopper le tabac, avoir un poids idéal pour son âge et sa taille, marcher au moins 40 minutes par jour, éviter les charges lourdes, éviter d’être constipé. 
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