Maladie d’Alzheimer : comment gérer les troubles du comportement ?

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Article rédigé par Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer, 20 février 2017 - mis à jour le 24 mai 2017 Consulter son profil complet

A un moment ou l’autre, près de 9 malades Alzheimer sur 10 se montrent coléreux, agressifs, désinhibés, agités ou au contraire apathiques. Ces comportements sont très perturbants pour les aidants de ces malades. Pourtant des moyens d’agir existent.

Déstabilisant pour les proches, les troubles du comportement d’un malade Alzheimer peuvent prendre de nombreux aspects. Certains auront des idées délirantes ou des hallucinations. D’autres s’opposeront à tout, quitte à se mettre (très) en colère et à crier. D’autres enfin déambuleront une bonne partie du jour et de la nuit…

Essayer d’immobiliser le malade Alzheimer par la force ou tenter de le raisonner sèchement s’avère inefficace, voire risque d’aggraver la situation.

Rassurer, pour apaiser

A l’inverse, sourire et s’efforcer de garder une attitude calme contribue à faire baisser la tension. Eteindre la télévision ou la radio, se mettre en face du malade Alzheimer et à sa hauteur, le regarder dans les yeux et lui parler doucement en le tenant par la main aide à capter son attention.

Quand c’est chose faite, l’échange peut commencer. S’il exprime des griefs, il faut lui laisser le temps de le faire. Lui poser des questions fermées (qui appellent une réponse par oui ou par non) l’aideront à moins se disperser.
Pour alléger son stress, mieux vaut lui parler de façon lente et posée, avec des phrases brèves.

Une fois la situation plus calme, il est temps d’amener le malade Alzheimer sur un autre terrain, par exemple en évoquant un sujet heureux pour lui (souvenir de jeunesse par exemple) ou en lui proposant une activité qu’il aime.
Et si scénario idéal s’avère impossible à mettre en pratique parce que le malade Alzheimer se met en danger ou met en danger un proche, un médecin peut prescrire un sédatif voire demander une hospitalisation.

Une enquête toujours, des médicaments parfois

Dans tous les cas, la survenue d’un trouble du comportement doit faire rechercher sa cause.

Simple angine, occupations inadaptées, nouveau médicament, problème relationnel ou modification de l’environnement, tout ces « petits riens » sont susceptibles de provoquer de grands effets chez le malade Alzheimer.

Un traitement par médicament (antipsychotique, anxiolytique, somnifère) est très rarement nécessaire, toujours à faibles doses et sur une courte durée.
La prescription d’un antidépresseur est plus souvent indiquée.

Encore faut-il repérer les signes d’une dépression ! Elle peut se manifester dans la maladie d’Alzheimer par un repli sur soi, une tristesse, un abattement, ou au contraire par un comportement impulsif, une agitation ou des idées délirantes.

Sources : Haute autorité de santé, Omedit de Normandie, Société française de gériatrie et de gérontologie, Institut de la maladie d’Alzheimer

Mots clés : Maladie d'Alzheimer
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