Maladie d'Alzheimer et conduite automobile : la sécurité d’abord

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Article rédigé par Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer, 22 février 2016 Consulter son profil complet

Continuer à prendre le volant permet aux malades Alzheimer de rester autonomes et d’entretenir leurs liens sociaux, soit. Mais il arrive un moment où conduire devient dangereux pour eux-mêmes et pour les autres usagers de la route.

Mine de rien, la conduite automobile est une activité complexe. Elle sollicite la mémoire et nécessite tout à la fois une attention soutenue, de l’anticipation, une grande réactivité, une bonne perception de l’espace, un jugement éclairé pour prendre des décisions adaptées… tout en gardant son calme.

Au fil de son évolution, la maladie d’Alzheimer finit par altérer chacune des capacités requises à une conduite sans danger. Elle multiplierait par 5 le risque d’accident de la route (1).

Si les malades éprouvent des difficultés croissantes au volant, ils les sous-estiment très souvent ou ne s’en rendent pas compte, et donc n’arrêtent quasiment jamais la conduite de leur propre initiative. Il faudra pourtant le faire tôt ou tard, mais quand ? Le moment M s’avère très variable selon les individus.

Des avertissements à ne pas négliger

En amont, certains signaux d’alarme devraient alerter les proches. La multiplication d’incidents mineurs, à l’origine de nombreuses bosses et éraflures sur le véhicule, en fait partie.

Il peut être temps d’arrêter également lorsque personne malade se montre hésitante au volant, confond parfois la droite et la gauche, ou l’accélérateur et le frein, ne respecte plus vraiment le code de la route (priorités, panneaux, marquage au sol…), multiplie les erreurs dans les situations compliquées (trafic intense, ronds-points…), roule trop vite ou trop lentement, ou encore se perd sur des itinéraires familiers.

Dans ces circonstances, il faut consulter le médecin traitant ou le neurologue chargé du suivi pour faire le point, et décider ensemble de la meilleure solution.

 

(1) Roche J. Conduite automobile et maladie d’Alzheimer. Psychol NeuroPsychiatr Vieil 2005;3 (3):163-8

Mots clés : Maladie d'Alzheimer
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