Bonjour,
Je sollicite votre avis, notamment juridique, sur une situation familiale difficile. Je suis étudiant et je gère les démarches pour ma famille, car je suis le seul du foyer à parler couramment français.
La situation :
Ma grand-mère, 89 ans, évaluée GIR 3, est hébergée gratuitement depuis une dizaine d'années au domicile de mes parents (banlieue parisienne), où je vis aussi. Elle ne parle pas français, ne lit pas, ne peut pas utiliser un téléphone, et ne peut pas se préparer un repas seule.
Le foyer : mon père, titulaire du logement, est invalide catégorie 2, retraité, ALD, avec des difficultés à se déplacer. Ma mère était l'aidante de ma grand-mère au quotidien depuis 10 ans (également salariée via son plan APA, 80h/mois), elle est aujourd'hui en burn-out, en arrêt maladie et a des problèmes de circulation sanguine, et doit par ailleurs s'occuper de mon père. Moi, je suis étudiant. Il n'y a aucune autre famille en mesure d'aider.
L'état de santé de ma grand-mère : quasi-chutes chaque semaine, vertiges au lever, et depuis la perte d'une dent il y a un mois, elle ne mange quasiment plus aucune protéine (ni viande, ni poisson, ni œufs), le dentiste a orienté vers l'hôpital pour l'extraction, se plaint de sensation d'asthme.
Le logement : appartement au 7e étage d'un immeuble voué à démolition. L'ascenseur tombe en panne de façon récurrente, des rendez-vous médicaux ont dû être déplacés plusieurs fois car le médecin traitant refusent de monter 7 étages à pied. Très forte moisissures noires étendues sur les murs de plusieurs pièces notamment dans sa chambre, papier peint qui se décolle, et plus de 31°C relevés dans sa chambre alors qu'il faisait 23°C dehors. Le médecin traitant considère ce logement inadapté et dangereux à son état de santé.
Ce que nous envisageons :
L'emmener aux urgences pour ses problèmes de santé réels (vertiges, chutes, dénutrition) (avec une lettre de liaison du médecin traitant) et déclarer honnêtement à l'équipe que la situation d'aide a rompu : l'aidante est en arrêt, personne ne peut prendre le relais, et mes parents ne sont plus en mesure d'assurer son hébergement et sa sécurité. Nous resterions bien sûr joignables, coopératifs avec l'assistante sociale, et présents (visites régulières).
Le point délicat : elle souhaiterait sans doute revenir à l'appartement: mais elle ne mesure pas la situation (pour elle, les moisissures sont juste « un vieux mur », et elle ne réalise pas que personne ne peut plus s'occuper d'elle). Elle n'imagine pas qu'on ne puisse pas s'occuper d'elle alors qu'on lui a dit que l'aidante familiale (ma mère) est à bout. Si le staff médical lui explique que le retour à domicile n'est pas possible, alors la famille avec l'aide du staff médical pouvons la convaincre sans difficulté. Elle est lucide.
Lors de la sortie de l'hôpital (éventuellement hospitalisation), j'ai peur que l'hôpital dise qu'on doit la reprendre malgré tout car c'était son adresse initiale et qu'on ne peut pas la refuser comme ça. L'appartement est dans un état clairement dangereux pour elle, les moisissures sont très présentes et de manière réaliste elle ne aura du mal à vivre seulement des aides à domicile, elle peut faire des chutes à tout moment et les 80h/mois ne vont pas remplacer une aide permanente apportée par ma mère. D'autant plus que l'ascenseur est souvent en panne (panne signalée depuis janvier 2026 et partiellement résolue uniquement !).
Egalement, en tant que famille j'ai le droit de refuser son hébergement de manière stricte et ceux peut importe la volonté du médecin ou l'assistance sociale de l'hôpital ?
Merci.
Cordialement

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