Bonjour,
Je parcours souvent le forum qui est d’un grand soutien pour la richesse des sujets traités, les réponses judicieuses et empathiques.
Ma question du jour est comment arriver à maintenir une communication téléphonique avec un patient âgé atteint de démence -dans le déni- quand la conversation n’est plus qu’agressivité, reproches envers l’aidant et que le malade est envahi par ses idées fixes, son anxiété obsessionnelle et ses demandes irréalistes ?
Ma dernière conversation téléphonique (j’habite à 600km) avec ma mère atteinte de démence a fini avec le téléphone posé sur un meuble en mode haut-parleur pendant que je vaquais à mes occupations et elle, parlait dans le vide… Puis elle a fini par raccrocher.
Il n’y a plus de conversation logique -c’est un fait- mais il n’en ressort surtout que de la négativité. Et l’aidant n’est pas psychologue et encore moins psychiatre, il ne peut pas absorber tout cela. Est-ce que d’autres aidants subissent cela ?
Je précise que ma mère refuse tout suivi par un médecin généraliste, gériatre, ne veut pas se soigner.
J’ai fini par lui écrire un email pour expliquer pourquoi je laisse la conversation dans le vide, mais je crois que ça ne change pas grand-chose.
Ma solution est d’espacer les appels téléphoniques de plus en plus pour me préserver.
Je vous remercie pour vos réponses ou témoignages si vous connaissez une situation semblable,
cordialement

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