Zona : pourquoi se faire vacciner après 65 ans ?
Depuis un an, les recommandations concernant la vaccination contre le zona, notamment avec le vaccin Shingrix, se multiplient. L’objectif : prévenir cette maladie et ses complications douloureuses, qui peuvent considérablement altérer la qualité de vie des personnes qui en souffrent.
Pourtant, cette recommandation reste encore peu suivie, souvent par manque d’information. Pourquoi est-il si important de se faire vacciner contre le zona après 65 ans ? Quels sont les risques de cette maladie et de ses complications ? Des questions essentielles, pour les personnes âgées comme pour leurs proches aidants.
Qu’est-ce que le zona ?
Le zona est dû au même virus que la varicelle qui, après la première infection, même très lointaine (petite enfance), ne disparaît jamais du corps humain.
Il va se nicher dans une partie de la moelle épinière et en ressortir lorsque les défenses immunitaires sont affaiblies : grande fatigue, maladies graves comme les cancers, mais aussi effet de l’âge.
Quels sont les symptômes du zona ?
Précédée quelques jours auparavant de sensations désagréables sur la peau, l’éruption se présente sous forme de tout petits boutons groupés contenant un liquide clair : les vésicules, sur une peau rouge.
L’éruption suit le trajet d’un nerf intercostal ou du nerf ophtalmique, toujours d’un seul côté, et va s’étendre. La fatigue et la fièvre complètent le tableau.
À ce stade, on pourrait se dire que de simples soins locaux ou qu’un traitement spécifique (aciclovir ou valaciclovir), commencé très tôt, suffisent ? Hélas, non !
Quelles sont les complications possibles du zona ?
Les complications sont fréquentes et concernent 30 % des cas.
- La surinfection bactérienne des lésions, qui peut laisser des cicatrices indélébiles.
- Les atteintes visuelles graves, notamment dans le cas d’un zona ophtalmique, avec une éruption sur la cornée de l’œil.
- Une extension impressionnante de l’éruption.
Mais ce sont surtout les douleurs neurologiques résiduelles, liées à l’atteinte du nerf sensitif, qui dominent le tableau.
Les névralgies post-zostériennes : des douleurs persistantes
Les névralgies post-zostériennes persistent souvent au-delà de trois mois après la maladie aiguë, et parfois à vie.
Elles peuvent se manifester par différentes sensations :
- Décharges électriques.
- Piqûres d’aiguilles ou sensation de coups de couteau.
- Brûlures avec sensation de peau écorchée.
- Hypersensibilité cutanée au toucher ou au frottement (draps, vêtements).
- Fourmillements.
- Sensations de chaud et de froid.
- Anesthésie cutanée.
Ces douleurs particulières ne répondent pas aux traitements habituels comme le paracétamol ou les morphiniques.
Elles nécessitent des anesthésiques locaux (plaques de Versatis) ou des traitements dont l’efficacité est parfois inférieure aux effets secondaires, aboutissant à leur arrêt (Laroxyl, Neurontin, entre autres).
Vaccination contre le zona : que faut-il savoir ?
Le vaccin Shingrix est un vaccin non vivant : il ne peut donc pas provoquer la maladie et est très bien toléré.
Quel est le schéma vaccinal ?
La vaccination comprend 2 doses, administrées par voie intramusculaire dans le haut du bras (muscle deltoïde), à 2 mois d’intervalle.
Quel est le remboursement du vaccin contre le zona ?
Le vaccin Shingrix est remboursé à 65 % par l’Assurance Maladie pour les seniors de 65 ans et plus.
Le reste à charge peut être pris en charge par la mutuelle selon le contrat, ou intégralement dans le cadre d’une affection de longue durée (ALD).
Où se faire vacciner contre le zona ?
Vous pouvez vous faire vacciner chez votre médecin, mais aussi en cabinet infirmier ou en pharmacie.
Prévenir le zona pour préserver sa qualité de vie
N’attendez pas qu’un zona et ses complications vous gâchent le quotidien !
Le vaccin contre le zona contribue à préserver votre qualité de vie et votre tranquillité, en vous protégeant contre cette maladie et ses complications douloureuses.
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